Dès l’obtention de sa licence en 2006, Marise Dugal débute au sein de l’équipe des Infirmières du Suroît, une filiale aujourd’hui intégrée à Accès Services Santé. Libre de travailler à l’agence quand elle le désire et déjà mordue par sa profession, Marise décide de poursuivre ses études et complète son BAC à l’Université McGill. Elle fait également un certificat en gérontologie à l’Université de Montréal. L’agence lui offre la possibilité d’explorer plusieurs secteurs de sa profession, ce qu’elle accepte avec grand plaisir « pour élargir mes connaissances et préciser mes champs d’intérêt » répond-elle. Depuis plus de 6 mois, Marise effectue un remplacement en SAD au CLSC Dorion dans une équipe de santé mentale SIM (suivi intensif dans le milieu).
Pour travailler en SAD, il faut une grande débrouillardise. C’est le cas de Marise Dugal qui a accepté de nous parler de sa profession.
Le SAD a-t-il toujours été présent dans votre pratique?
Oui, de façon régulière ou ponctuelle, les soins à domicile ont toujours fait partie de mon horaire. Le travail y est très varié : prise de sang, suivi de diabète, soin palliatif, soin des plaies, administration de médication, etc. Actuellement, je travaille auprès des patients souffrant d’une maladie mentale (majoritairement des patients atteints de schizophrénie ou bipolarité). Mon travail consiste à faire l’évaluation de la santé mentale et physique du patient, voir à la prise adéquate de la médication, faire la surveillance des éléments suicidaires et homicidaires et m’assurer que les besoins de base sont comblés.
Quelles sont les qualités et aptitudes de l’infirmière en SAD
Il faut être débrouillard, autonome, savoir faire preuve d’un bon jugement et avoir le sens de l’organisation et des responsabilités. Il faut également aimer conduire. J’apprécie beaucoup le trajet entre chaque patient, cela me permet de décrocher et bien séparer les différentes interventions de la journée.
Qu’est-ce que vous appréciez du SAD?
La gestion plus flexible de mon temps est certes, le plus grand avantage. C’est une denrée de plus en plus rare pour nous infirmières. Dans les soins à domicile, l’évaluation clinique est facilitée par le fait que nous constatons nous-mêmes le milieu de vie du patient, son quotidien et la dynamique familiale qui est souvent révélatrice. Et puis, c’est plus rapide de gagner la confiance du patient qui te reçoit dans le confort de son domicile.
Et les inconvénients ou ce que vous trouvez difficile?
Les embouteillages, l’hiver québécois, le matériel nécessaire à trimbaler. Découvrir l’insalubrité de certains domiciles, ça c’est triste! Et ce qui est difficile, ce sont les tables et les lits rarement à la hauteur idéale pour pratiquer nos techniques.
Marise Dugal est un vrai boute-en-train qui aime rendre ces patients heureux et confortables. Fiable et très bien organisée, Marise aime sa profession et s’y dévoue corps et âme.