Le mot arthrite provient du grec arth signifiant articulation et itis désignant inflammation. La maladie englobe une centaine d’affections différentes comme l’arthrose, la goutte ou la polyarthrite rhumatoïde. Toutes les formes d’arthrite amènent la personne atteinte à souffrir de douleurs articulaires et musculosquelettiques qui sont causées par l’inflammation du tissu qui recouvre la cavité articulaire. L’arthrite touche les personnes de toutes tranches d’âge. Le tiers des victimes sont âgées de moins de 55 ans. Au Québec, plus de 700 000 personnes souffrent de l’arthrite et de ce nombre, on compte près de 500 000 femmes.
L’origine de la maladie est inconnue et il n’existe, à ce jour, aucun moyen de guérir. Les traitements aident donc à soulager les symptômes pour ainsi éviter une amplification des lésions aux articulations. En termes de traitements, plus on commence tôt, mieux on est en mesure de prévenir les malformations, voire les invalidités possibles. Si la maladie n’est pas traitée assez hâtivement, l’articulation atteinte est tellement enflammée que le cartilage finit par se détériorer. Ainsi, les os s’effritent à force de se frotter les uns sur les autres, ce qui donne lieu à une déformation de l’articulation. Par conséquent, les os finissent tôt ou tard par se souder et, à long terme, la personne atteinte ne peut plus se servir de son articulation.
Les principaux procédés thérapeutiques comportent des médicaments anti-inflammatoires, des séances d’applications de chaud et de froid, de la relaxation musculaire et des exercices d’amplitude et de renforcement. Il existe certaines situations où le recours à une chirurgie se doit d’être envisagé.
Malgré la souffrance parfois quotidienne imposée par la maladie, la majorité des personnes atteintes peut vivre une vie active en s’adaptant aux limitations qui en découlent…
Source: Société de l’Arthrite, 2008